Nature et Environnement en Nièvre

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La déchetterie de Sichamps....

La déchetterie de Sichamps : ou comment le maire a résolu l’élimination des déchets

 

 

Le 17 septembre dernier, un riverain de la déchetterie de Sichamps a été alerté vers 7h15 du matin par des odeurs de déchets brûlés et une fumée incommodante, stagnant sur la route Beaumont.

Cette personne s’est rendue vers la déchetterie et le circuit de moto-cross afin de trouver l’origine d’un probable incendie. Le feu visiblement venait de la déchetterie derrière les bâtiments. Elle a immédiatement appelé les pompiers (vers 7h30); la brigade de Prémery est arrivée rapidement sur les lieux mais le portail étant verrouillé, les pompiers  ont  appelé Monsieur Jaillot Maire de la commune, Directeur de la déchetterie et Président du Syctevom.

Monsieur Jaillot « furieux » a déclaré que c’était lui qui avait allumé le feu dans des déchets le samedi soir à la nuit tombée et qu’il était parfaitement inutile d’appeler les pompiers pour un feu mis volontairement !!!

La gendarmerie de Nevers a téléphoné au riverain (sans doute prévenue par les pompiers ?) afin de connaître exactement les faits et l’origine de cet incendie ;  le maire rejetterait régulièrement des déchets de toutes sortes dans le ravin qui longe la déchetterie et serait coutumier de cette pratique d’élimination de ces  déchets : y mettre le feu le soir en catimini et sans surveillance.

N’oublions pas que le maire d’une commune doit assurer le respect des lois et règlements sous l’autorité du préfet ; Monsieur Jaillot pense certainement qu’étant l’édile de sa commune il a le droit et le pouvoir de s’exempter du respect de la loi !

 

Ayant été avertie de ces faits délictueux, la présidente de DECAVIPEC en a aussitôt averti le préfet, la gendarmerie et le président de la communauté de communes ; elle a déposé une plainte à la DREAL, le gendarme de ces établissements gérant les déchets.

 

 Brûlage dans une déchetterie publique : L’interdiction des feux est applicable non seulement pour les ménages mais encore plus particulièrement pour les déchetteries ; le brûlage des déchets verts est une combustion qui émet des imbrûlés ; les particules véhiculent des composés cancérigènes comme les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), dioxines et furanes. En outre, la toxicité des substances émises peut être accrue quand sont associés d’autres déchets comme par exemple des plastiques et des bois traités. (Plan particules et lutte contre les pollutions de l’air du 28 juillet 2010 - Circulaire du 18 novembre 2011- article R 541-8 du code de l’environnement)

Une question cruciale se pose également concernant les frais payés par les contribuables usagers du SYCTEVOM: Les usagers/contribuables participent aux frais de la valorisation, du tri et du traitement des ordures ménagères et assimilés enlevées par le syndicat ou apportées. Si une partie de ces déchets est brûlée, comment le Président du SYCTEVOM, Monsieur Jaillot,  peut-il, en toute honnêteté, facturer la TEOM aux usagers ? Quelle est la part qui échapperait à cette TEOM  (ou économie ?) et à qui profiterait la différence ?

 

J’ai bien ma petite idée mais la prudence ne m’autorise pas à la développer ici…

 

Quelques chiffres :

Le département français qui recycle le plus fort taux de déchets est la Vendée 55%, le plus faible est la Seine Saint Denis 12%, la Nièvre 47%...la moyenne nationale est de 35%.

Quelques chiffres européens: Belgique 58%, Allemagne 62%, Autriche 63%.

 

                             

Recyclons sans modération et sans brûler bien sûr

                                        

 

 

                                                                   Danièle Auclin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                     

 

 

 

 

 

 

 

 



18/11/2017
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