Nature et Environnement en Nièvre

Nature et Environnement en Nièvre

Déchets dans la Nièvre: collecte et traitement

Un point sur les déchets dans la Nièvre

1ère partie : la collecte et le traitement

 

L'observatoire départemental des déchets a rendu un rapport sur la collecte et le traitement des déchets sur plusieurs années (disponible sur le site du Conseil Général).

Voici quelques informations générales sur la collecte et le traitement de nos déchets. Les articles suivants s'intéresseront plus particulièrement au tri réellement effectué (un point sera fait sur les filières de recyclage existantes), aux dépôts sauvages, au coût environnemental et à la prévention des déchets mise en place depuis peu.

 

Pour l'année 2010 : 

218 759 habitants au dernier recensement.

Les collectivités nivernaises assurent la compétence « collecte », mais très peu d'entre elles assurent la compétence « traitement ». C'est le SIEEEN, Syndicat Intercommunal Énergies Équipement Environnement de la Nièvre, qui prend en charge cet aspect pour la plus grande partie du territoire.

48 410 tonnes d'ordures ménagères résiduelles et assimilées ont été collectées par les collectivités nivernaises soit 221,3 kg/hab en moyenne.

48% des OMR collectées ont été enfouies dans une installation de stockage de déchets non dangereux, 52% ont été incinérées avec une valorisation énergétique.

70% des ordures ménagères résiduelles collectées ont été éliminées dans la Nièvre. Les 30% restants sont répartis entre l'Allier, le Loiret, l'Yonne et la Saône et Loire.

Une autre partie de ces déchets est valorisée : les déchets sont triés pour être recyclés : les bouteilles en plastique, les briques alimentaires, les boites en métal (boites de conserve, cannettes en aluminium, etc.), le verre, le papier… Les centres de tri ne sont pas nécessairement situés dans la Nièvre qui en compte 2.

 

En 2010, ont été collectés, en kg et par habitant :

Pour les ordures ménagères résiduelles : 221

Pour les matériaux secs (1) : 85

Pour les déchetteries (2) : 178

Pour les biodéchets (3) : 22

En 2010, les refus de tri des collectes sélectives des emballages était de 1 320 tonnes, soit en moyenne 6 kg/habitant.

Certaines collectivités ont mis en place des collectes spécifiques en porte à porte ou en point d'apport volontaire, sur rendez-vous ou programmée, concernant les encombrants, la ferraille, les cartons des professionnels.

Cela représente 6.8 kg par habitant en 2010

En dehors des collectes d'ordures ménagères en porte à porte, les habitants peuvent apporter une partie de leurs déchets (dont la liste est bien définie) dans l'une des 24 déchetteries du département.

 

A RETENIR

 

(1) Les matériaux secs correspondent aux bouteilles et bocaux en verre, aux flaconnages plastiques, aux briques alimentaires, aux contenants en aluminium et en acier, aux cartonnettes et aux journaux magazines collectés sélectivement.

 

(2) Les déchetteries comprennent les apports en déchets verts, bois, petit équipement électrique et électronique, déchets dangereux (peintures, solvants, batteries, huiles, etc.), la ferraille, le textile, le tout venant (appelé aussi encombrants)…

 

(3) Les biodéchets sont composés de matières organiques biodégradables (déchets de cuisine et certains déchets verts comme les fleurs fanées, tailles plantes vertes…) ainsi que les papiers-cartons souillés.

 

La Nièvre compte 8 plateformes de compostage qui reçoivent les déchets verts et les biodéchets.

Toutes ces données, tous ces tonnages ne prennent pas en compte une autre partie des déchets du département : ceux qui « décorent » les sous-bois, les prés, les bords de rivière : les dépôts sauvages, qu'ils viennent de particuliers ou de professionnels, et qui feront l'objet d'un autre article.

Le financement du service public d'élimination des déchets ménagers :

Les communes peuvent avoir recours notamment à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM). Le montant payé par les ménages n'est pas en lien avec le service rendu mais est  fonction de la valeur locative du logement, et non de la quantité de déchets produits.

Ou bien, elles peuvent instaurer la redevance d'enlèvement des ordures ménagères (REOM).

Selon les modalités de calcul de cette redevance, le lien avec le service rendu est plus « visible » :

Cela peut être par exemple en fonction du nombre de personnes par foyer. Dans ce cas, elle incitera peu l'usager à réduire la quantité de déchets qu'il produit. Elle peut être davantage incitative dans le cas où son assiette repose sur la quantité de déchets présentés à la collecte.

                                                                                                  Agathe Lechardon

 



18/11/2012
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