Nature et Environnement en Nièvre

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DECAVIPEC - KYOTO, COPENHAGUE, LIMA ... PARIS !

Kyoto, Copenhague, Lima … Paris

 

Après 20 ans de négociations, la plupart des décisions sur les moyens de freiner les changements climatiques ont été remises à … l’année prochaine, cela devient une habitude !

 

La conférence de Lima s’achève, après prolongation d’une trentaine d’heures, sur un accord à l’arraché plus que timoré : absence d’actes.

 

Chaque année, sous l’égide de l’ONU, 196 nations se réunissent afin de négocier sur le climat; la ratification du protocole de Kyoto en 1997 a été un succès, depuis ? La machine organisant ces sommets semble se gripper inexorablement.

2009, avec le sommet de Copenhague, a laissé des traces : malgré les promesses renouvelées annuellement, cet échec n’a donné aucune leçon aux pays membres. Pourtant les pays semblaient mobilisés, le sommet de Lima était  le prélude  inéluctable aux accords de Paris en décembre 2015.

Le texte final adopté à Lima, qui devait être ambitieux en assurant le succès à Paris, est raté; les promesses «pour dans un an» ont été faites comme à chaque sommet depuis 1997; les résultats sont aussi décevants que les négociations.

Certes l’idée que tous les pays, et non seulement les occidentaux, doivent réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, est admise, mais les propositions ne sont pas à la hauteur de l’enjeu (limiter la hausse des températures) : les propositions et promesses devront être faites d’ici mars 2015 mais seulement par «les parties prêtes à le faire», pour les autres ce sera … plus tard, sans délai gravé dans le texte; ce dernier, base des négociations de Paris, est vague, général (je dirai même flou …).

 

Les pays émergents, Chine, Inde sont soulagés : les pays dits riches doivent encore montrer l’exemple en matière de réduction des gaz à effet de serre, les autres ne se voient imposer nul fardeau en matière d’efforts qu’ils jugent trop lourds, juste des promesses, cela ne coûte pas cher puisque les engagements ne sont  ni chiffrés ni  soumis à des délais.

Rappelons que la Chine est désormais le plus gros pollueur devant les EU et l’Inde.

 

Samantha Smith, de l’ONG WWF, a estimé que «les accords sont passés de faible à un cran plus faible» ; cela laisse une tâche énorme à accomplir à tous les acteurs dans l’année à venir. Les ONG dénoncent que la faiblesse des engagements pris à Lima fait courir le risque qu’il n’y ait aucun accord ambitieux à Paris, décembre 2015 est une date butoir incontournable. Il faut sortir des incantations qui ne conduisent à aucun changement concret, mais entrer dans une coopération internationale armée de règlementations à tenir.

 

 

 

Danièle AUCLIN



16/12/2014
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